Vers la fin de la non-intervention ?

Ne croyant plus en grand-chose, le Français se réfugie trop souvent dans le ressentiment, le déni ou l’inaction.N’avoir plus à rejeter sur lui la responsabilité de nos fautes, de notre incurie, de notre imprévoyance !L’idée première de cette directive, à l’échelon européen, était de renforcer la protection du consommateur en lui laissant le choix.Nous ne serons plus à Guignol ; nous assisterons à une vraie comédie.L’exemple le plus marquant est celui du précurseur Cassiopae, éditeur français de logiciels, allié à la SSII tunisienne Oxia.Une autre solution – politiquement irréalisable – consisterait pour les Etats à lever des emprunts obligatoires, destinés à canaliser l’épargne vers l’économie, les entreprises et les grands travaux d’infrastructure.Ils ne veulent plus nous y laisser, parce que la rue nouvelle va passer par-dessus.Même le processus des « états généraux » lancé par Jean-Christophe Cambadélis pour « refonder » le parti a un goût de cendres, car il renvoie à l’initiative qu’avait prise Michel Rocard en juillet 1993, au lendemain de l’une des plus cuisantes raclées électorales qu’ait subies le PS.Telle est sa thèse essentielle.Cette dernière n’est pas immédiatement visible : les vieux États moins gavés de ressources fiscales, s’endetteront auprès de plus jeunes jouissant de la loi d’airain des salaires ; les salariés de ces mêmes vieux États verront leur pouvoir d’achat maintenu, d’abord par la baisse de prix des importations maitrisée par la grande distribution mondialisée, mais aussi par le recours à l’endettement.nettoyeurs du web aime à rappeler cette maxime de Nietzsche, »Qui se sait profond tend vers la clarté; qui veut le paraître vers l’obscurité ; car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond ».

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