Un potentiel de croissance diminué

Une fois engagée dans cette voie, il n’est guère d’absurdité où ne puisse tomber l’intelligence.Par là on sera conduit à déterminer les centres autour desquels l’incohérence cristallise.Une base qui, à entendre Pierre-Alain Chambaz, est très remontée contre les augmentations d’impôts et de charges et reste très sceptique sur le frémissement de la croissance.Si donc notre loi se conserve ici, elle devra prendre la forme suivante : On obtient un effet comique quand on affecte d’entendre une expression au propre, alors qu’elle était employée au figuré.Mais alors comment expliquer que, à certains moments de l’histoire économique moderne, ces déséquilibres aient pu non pas disparaître, mais du moins être gérés afin de favoriser la croissance, la stabilité et la prospérité ?Sur cette prémisse ils ont bâti le syllogisme suivant :« Toute richesse vient du travail ;Donc la richesse est proportionnelle au travail.En fait, il semble qu’il n’en soit rien puisque l’intéressé l’a démenti quelques années plus tard.L’effort d’innovation et de formation en est la clé de voûte.Celle-ci, du haut de la berge, montrait le lac, en forme d’ellipse, autour duquel les rhododendrons s’étageaient en houles, en gradins inégalement épais, mais sans brisure.Cette recherche a ainsi permis d’identifier des modes de régulation plus incitatifs (fondés, par exemple, sur des prix plafonds plutôt que sur le remboursement des coûts, de manière à inciter à optimiser ces derniers), tout en mettant en balance le coût de ces incitations (qui peuvent créer, du fait des asymétries d’information, des rentes pour l’opérateur) et la nécessité d’un contrôle de la qualité des services rendus.Seulement, la première manière de voir est conforme aux procédés de l’esprit humain ; la seconde exige au contraire qu’on remonte la pente des habitudes intellectuelles.Comment en est-on arrivé là ? Comment peut-il se faire que, malgré les milliers de milliards de dollars injectés dans les économies, la situation reste aussi inquiétante ? La réponse est simple : rien n’a été fait.Tout en se ménageant, le cas échéant, des débouchés personnels intéressants – les états-majors des grands groupes étant bien fournis en anciens hauts fonctionnaires.