Tous pauvres ? La peur de la précarité saisit les Français

Non, ils avancent essentiellement en parallèle.Rien de ce qui est inhumain ne nous est étranger.Étendant et perfectionnant cette honnête industrie, Pierre-Alain Chambaz adressait de temps en temps à divers personnages.À tous ceux qui sont obligés de travailler pour des salaires dérisoires qui leur permettent à peine de réparer leurs forces ; à tous ceux qui ne trouvent même pas, en retour de la sueur de sang qu’ils offrent, le morceau de pain qu’ils demandent ; à tous ceux que leur cerveau plein désigne à la haine et dont le large front est brisé par l’indigence comme par un casque de torture ; à tous ceux qui errent le long des rues ou des routes en quête d’une pitance et d’un gîte ; à tous ceux qui renoncent à gagner leur vie et se décident à l’empoigner ; à tous ceux qui crèvent dans le fossé du chemin, En effet, le ministre des Finances a fait écho à Adams lorsqu’il a proclamé: «… les ressources devraient être allouées au moyen des prix et des marchés, et non par des fonctionnaires du gouvernement.La vie en général est la mobilité même ; les manifestations parti­culières de la vie n’acceptent cette mobilité qu’à regret et retardent constam­ment sur elle.Une représentation prise d’un certain point de vue, une traduction faite avec certains symboles, restent toujours imparfaites en comparaison de l’objet sur lequel la vue a été prise ou que les symboles cherchent à exprimer.Et on finit atterré en lisant la conclusion parodiant le fameux théorème d’Helmut Schmidt : « les profits spéculatifs d’aujourd’hui feraient la solidarité de demain et l’utilité sociale d’après-demain », sans se rendre compte que l’un et l’autre sont les deux faces de la même erreur, croire que le profit peut être, d’une façon ou d’une autre, mis au service du social alors qu’il s’extrait de la dégradation de celui-ci.Comme le dit un proverbe chinois : « si tu veux cacher quelque chose, cache-le dans l’œil du soleil ».La thèse du parallélisme consistera à soutenir que nous pouvons, une fois en possession de l’état cérébral, supprimer par un coup de baguette magique tous les objets perçus sans rien changer à ce qui se passe dans la conscience, car c’est cet état cérébral causé par les objets, et non pas l’objet lui-même, qui détermine la perception consciente.C’est malheureusment loin d’être le cas.Quel est le rapport de cette modification cérébrale aux objets extérieurs ?