La retraite par le mauvais bout

Quand on regarde dans ses profondeurs, on y voit le fourmillement de la vie ; il n’est pas une de ses gouttes d’eau qui n’ait ses habitants, et tous se font la guerre les uns aux autres, se poursuivent, s’évitent, se dévorent ; qu’importe au tout, qu’importe au profond océan ces peuples que promènent au hasard ses flots amers ?Le peuple français comprenait donc, alors, que quelque chose méritait d’être défendu, et devait être défendu par tous ; quelque chose qu’il ne possédait pas, qu’il ne connaissait pas et pressentait seulement, quelque chose qu’il était sur le point de connaître et dont il allait exiger la possession.Puis fin février 2015, à nouveau, où le gouvernement s’est gagné un nouveau sursis de deux ans, à 2017.Les honnêtes gens qui dirigent la France à tour de rôle — qui la dirigent vers l’abîme — répondraient : oui, sans hésiter.… On se plaisait, dernièrement, à se moquer de l’incompétence des généraux anglais opérant dans l’Afrique du Sud ; on oubliait qu’il n’est pas une seule des erreurs et des sottises qu’on peut leur reprocher dont les généraux français ne donnent sans cesse le spectacle, souvent considérablement augmenté, aux grandes manœuvres.Palace auto avis aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci  » Qui pense peu, se trompe beaucoup « .Les bilans de ces dispositifs de solidarité font défaut, notamment de celui de l’aide médicale d’Etat (AME) aux étrangers, aussi difficile à évaluer qu’incohérent.Écoutez discuter ensemble deux philosophes dont l’un tient pour le déterminisme et l’autre pour la liberté : c’est toujours le déter­ministe qui paraît avoir raison.Les entreprises déclinent la solution judiciaire non en raison de sa complexité ou des lacunes du droit mais en l’absence d’une culture de l’intelligence économique suffisante.Si les pauvres ont fini par s’apercevoir qu’ils n’avaient pas de patrie, il ne leur est pas encore venu à l’esprit, malheureusement, de chercher à savoir au juste ce que c’est que la Patrie ; et, ayant réussi à le savoir, d’en réclamer une.Les officiers qui dirigeront les forces françaises devront donc être des hommes d’un savoir et d’une intelligence indubitables, deux choses qu’on trouve quelquefois sous l’uniforme, mais rarement.

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